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Images de Birmanie : fleuves, visages et prières — Philippe Fatin

Philippe Fatin

Images de Birmanie : fleuves, visages et prières

portrait fatinphoto : Julien Darblade

Jeudi 26 novembre

19h, vernissage de l’exposition

Samedi 28 novembre

 16h

  “Quatre-heures” avec Philippe Fatin, photographe, voyageur, collectionneur, interlocuteur privilégié des musées ethnographiques.


Dimanche 29 novembre  

Ouverture de la galerie à 15h

16h30-17h

 Des tissus et des visages…

 [Passage du bus de l’art contemporain]

17h

…Des fleuves et des prières.

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Depuis de nombreuses années, je désirais me rendre au Myanmar.

Suite à quelques rencontres et lectures je mettais mon projet à exécution.

C’est en 1996, année du tourisme au Myanmar, que je débarquais dans la capitale, depuis la Chine où je vivais alors.

Welcome to the golden land annonçait une pancarte à la sortie de l’aéroport.

Quatre semaines de visa, pour une mise en bouche. Mon premier contact

avec la capitale fut le parvis de la pagode Shedagon, un des trois sites de pèlerinage les plus sacrés du pays. J’y passais mes journées à flâner sur son marbre blanc, observant la foule de dévots que transportait le bouddhisme Theravada. Au gré de mes voyages successifs, je continuais cette quête vers d’autres lieux sacrés, m’attelant à saisir ces moments d’intimité qu’établit le fidèle avec son univers intérieur. Les Birmans suivent toujours la voie des ancêtres, celle qui ritualise le quotidien. Pas une journée ne serait commencée sans satisfaire les dieux d’une prière, d’une offrande, d’un bâtonnet d’encens ou d’un coup de gong.

Chaque maison, jardin, bus, bateau, temple accueille son lot de divinités nichées dans un autel. Des parvis de temple, je me transbordais sur les ponts des bateaux. Descendre le fleuve Irrawady, la Chidwin, la Salouen, la Kaladan était pour moi un autre centre d’observation en milieu plus intime. La lenteur des bateaux, le soleil écrasant de la journée offraient cette nonchalance dont on s’accommode comme d’une nouvelle peau. Pour mon travail photographique, ces lieux sont de bon augure. L’espace vital crée le lien, on partage la nourriture, on plaisante, on s’adopte. Une des caractéristiques qui marque quand je photographie, c’est ce regard droit et profond face à l’objectif. Un regard empreint de sérénité.

Les photos présentées ici ont été réalisées de 1996 à 2014, effectuant plus de soixante voyages, toutes au Leica M6, film argentique TMAX Kodak.

Durant ces dix neuf années, peu de changements, une nouvelle capitale, une autoroute pour s’y rendre, une révolution des moines, un cyclone qui a dévasté le delta. A l’orée de 2015, les rêves d’une démocratie donnent une lueur d’espoir pour le peuple Birman. Une étape majeure vers la réconciliation.”

Philippe Fatin

Affiche