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Images sur Images — Étienne Sag

Images sur Images d’Etienne Sag

Les Amis du 123 quai des Chartrons vous convient à découvrir l’exposition d’Etienne Sag, Images sur images, le samedi 4 février 2012 à partir de 15h, à la Galerie MLS, en présence de l’artiste.
Le vernissage sera l’occasion d’une performance d’Etienne Sag et de Jean-Pierre Sag, à 16h30 :

L’instant présent de la création :  de l’œuvre faite, à l’œuvre en train de se faire…

L’exposition Images sur Images sera présente à la Galerie MLS du 4 février au 31 mars 2012.

Peintre français né en 1952 et vivant à Paris, Étienne SAG a derrière lui une production abondante et multiforme : peinture, sculpture, performance. Il faut dire que l’artiste est précoce, puisqu’il commence à peindre de manière régulière dès l’âge de dix ans.
Si de plus en plus d’amateurs se pressent à ses expositions, ce n’est pas seulement parce qu’il sait se renouveler -on va à ses vernissages un peu comme on va au spectacle, sachant qu’il y aura toujours des supports inédits, des trouvailles, des effets de surprises-, ni parce qu’il sait bien doser ses apparitions publiques, mais parce qu’il a su capter, me semble-t-il, un fait de civilisation quant au statut du visible pictural aujourd’hui : à savoir que dans le monde médiatique contemporain les images apparaissent toujours sur un fond d’images déjà là.
La modernité des dernières œuvres d’Étienne SAG tient précisément au fait qu’il s’agit de peintures réalisées sur des supports déjà imagés: cartes de géographie, pages de magazines, cartes postales, billets de banque ou même timbres-poste.
Le choix du support devient geste créateur au même titre que l’invention picturale, avec, entre les deux, l’espace de l’humour, du déguisement, du détournement : un nez se transforme, par exemple, en piste de ski, les méandres rouges et bleus d’une carte routière se métamorphosent en capillaires vascularisant un visage, un tampon postal devient un tatouage corporel, ou encore, un grand homme de l’histoire, en effigie sur un billet de banque, se retrouve, par la grâce du voisinage pictural, le partenaire d’un clown ou d’un boxeur. C’est toute une rhétorique des glissements visuels qui est à l’œuvre.
Dans cet univers, qui reste figuratif, les personnages d’Étienne SAG semblent avoir une sorte de détachement ironique ou de sagesse communicative qui porte, immanquablement, à la délectation du sourire.

Quant aux petits formats qu’affectionne l’artiste, ne sont-ils pas, paradoxalement, bien adaptés à nos rêves de grands espaces ? … Le mur vide sur lequel est accroché un petit format n’apparaît-il pas soudain immense ?

Alexandre ARPAD, avril  2011